J'ai entamé fin 2012 la lecture de quelques classiques auxquels je voulais m'attaquer depuis un moment.

Au menu donc :

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Et le verdict :

* Emma de Jane Austen : je me souvenais vaguement d'un film vu quand je devais avoir 16 ans. Il y avait du soleil, des jeunes filles en robe d'été légère, encore du soleil, des filles qui minaudent,  Gwyneth Paltrow en belle ingénue, des paysages d'Angleterre sous le soleil (si, si, c'est possible), des histoires d'amour et des malentendus, des gentlemans en collants mais tout cela finissait tout de même pour le mieux, chacun trouvant sa chacune, merveilleux.

Dans le livre, c'est comment dire ? La même chose en un peu plus dense et un peu plus délicat : Emma est une jeune fille de bonne famille qui tente de jouer les entremetteuses mais se plante à chaque fois, elle est tellement sur sa planète qu'elle ne se rend même pas compte de ce qu'elle a sous le nez, c'est-à-dire que M. Knightley est ABSOLUMENT celui qu'il lui faut. Bref, elle met tout de même presque 500 pages avant de s'en apercevoir (nous en revanche, on les sent bien passer) et ma foi, on est TRES content que chacun trouve enfin sa chacune et que tout soit bien qui finit bien.

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Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë : bon là il y a nettement moins de soleil, c'est sombre, c'est tourmenté, limite désespéré, il neige, tout le monde se déteste/se rend jaloux/ se regarde de haut/se méprise... MAIS ça finit quand même bien (enfin pas pour tout le monde, pas vrai Heathcliff ?)... J'ai beaucoup aimé ce livre, il y a une vraie atmosphère, c'est franchement plus terre à terre que le précédent et le lire en hiver confortablement installée sur son canapé et sous son plaid tout doux avec une tasse de thé pas loin, c'est le pied.

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* Jane Eyre de Charlotte Brontë : je ne vais pas vous faire le pitch mais alors là on atteint des sommets. C'est mon chef d'oeuvre du lot... L'écriture est puissante, très évocatrice, quoi que Charlotte Brontë décrive, les personnages, les paysages ou les scènes, on s'y croirait. Et en plus elle avait mon âge quand elle a écrit ça... Hin, hin. Bon on a bien un happy end, du moins si l'on se place du point de vue de l'amooooooour...

Bref, c'est du grand art, c'est grave, parfois triste, très profond, en un mot magnifique. 

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Et puis, dimanche dernier, je me suis beaucoup amusée devant "Beaucoup de bruit pour rien", film diffusé par Arte, une version bien déjantée de la pièce de Shakespeare... Mais au fait ? Et Shakespeare ? Hum, il pourrait bien faire partie de ma prochaine liste de lecture...