Aujourd'hui, la petite poésie est vraiment du matin : merci le changement d'heure, les enfants sont décalés et se réveillent non plus à 7h30 mais 6h30 (et encore je suis aimable, ça serait même un quart d'heure plus tôt...)...

Bref, grâce à leur formidable écoute de leur rythme corporel, je profite du matin-tôt. C'est vrai, c'est eux qui ont raison après tout, pourquoi on ne dormirait pas quand on a sommeil (comme moi hier soir qui, après avoir tout juste couché un de mes enfants - Mr Tchang, s'occupant de l'autre, je ne suis pas encore une mère complètement indigne - me suis écroulée sur mon lit à environ 20h30, navrée de ne pas profiter de ma soirée mais heureuse d'avoir une bonne raison de juste flemmarder en bouquinant mon livre tout neuf avant de m'endormir à au moins ! ... 21h), oui je disais donc, pourquoi ne pas dormir quand on en a envie ou manger quand on a faim ou danser quand on est en forme... Oui je sais, la vie en communauté, l'importance du rythme et des règles de vie, et on fait pas ce qu'on veut dans la vie et tout ça...

Bon alors j'en ai bien profité hier mais ce matin, quand mes neurones à moi me disaient de rester encore couchée, ceux de mes enfants - et leurs petites voix aigües - leur hurlaient qu'il était urgent de se lever MAINTENANT parce que 6h18, après tout c'est une bonne heure pour se lever.

Eh bien voilà, comme j'avais quand même plus de 9h de sommeil à mon actif, j'ai écouté ma raison et je me suis (bravement) levée (après avoir laisser passer, soyons honnêtes, une petite demie-heure...).

Mais attention, je ne regrette pas hein, la matinée est magnifique, les dessins animés sont là, l'éclairage du soleil qui vient de se lever (après moi tout de même le fainéant) dans mon jardin est merveilleux, et puis j'ai enfin ce que je veux, oui, enfin... je suis du matin.